11/08/2009

La semaine Infernale 7-11-09

Souvent,
le soir,
quand les enfants dorment et que madame est encore au tire à l’arc...
je pense à toute ces vedettes, tous ces peoples, toutes ces stars qui après une courte période de gloire, sont retombée dans l’anonymat
qui se souvient d’Erik Estrada qui faisait Poncherello
qui se souvient de Gary Coleman qui faisait Arnold
qui se souvient de Todd Bridges qui faisait Willy
qui se souvient de Claudine Coster
de Ariane Latéguy
de Claudia Philips
de Linda de Souza
de Vincent Lorca
de Laetitia Gabrielli
Ces cohortes de chanteurs, d’acteurs, de présentateurs télé, d’humoristes... qui un jour sont arrivé chez eux et ont dit : «maman ! Ca y est ! Ma carrière est lancée»
Et qui aujourd’hui ont ouvert des cafés dans des petites villes de provinces,
ont monté des société de location de véhicules utilitaires,
se sont reconvertis dans l’ameublement d’intérieur
ou bien sont devenu des petits vieux en peignoir à la propreté douteuse et des petites vielles en tablier bleu pâle,
placée dans une institution à l’odeur de soupe et qui regardent d’un air surpris la ribambelle de comprimé à prendre dans l’ordre pour rafistoler leur mémoire défaillante...
Ca me fout un de ces cafard...
Et puis il y a ces carrières politiques tombées dans l’oubli...
Tous ces types qui se sont agité pendant des dizaines d’années pour un lopin de pouvoir...
Tous ces types qui se sont un peu compromis
tous ces types qui un peu menti
un peu trahi
un peu médit
un peu comploté
un peu calculé
serrer des milliers de mains
imprimer des milliers d’affiches
imaginé des slogans crétins
dépensé une énergie folle
et passé des nuit entières
à élaborer des stratégie aussi tordue que des strings oubliés au fond du séchoirs...
Pour un bête poste dans un bête bureau cossu très justement appeler le «cabinet»
Qui se souvient
de Henri Fayat, ministre
de Marcel Busiseau, ministre
de Alphonse Vranckx, ministre
de André Vlérinkx, ministre
de Michel Toussaint, ministre
de Pierre Falize, ministre
de Daniel Coens, ministre
Pierre Mainil, Firmin Aerts, Alfred Vreven, Louis Bril, Viviana Demeester, Elie Deworme, Andre Geens...
Qui se souvient d’eux...
La fin de carrière, le reclassement, l’extinction des feu, le retour à l’anonymat, il y en a qui accepte ça avec sagesse, ils savent qu’il n’y peuvent rien, qu’une génération chasse l’autre, qu’il est temps de faire un vrais métier utile qui rend les gens heureux comme
vendre des gaufres chaudes,
faire des pipes à 15 euros,
écrire des bande dessinées,
nettoyer des vitrines,
régler des moteurs,
élever des enfants,
faire cuire des croquettes...
Et puis, ils y ceux qui s’accrochent...
De toutes leur petites forces,
Avec leur petits au rebord de la fenêtre du pouvoir...
Qui se souvient d’André Flahaut ?
Tous le monde se souvient d’André Flahaut...
Ben ouais...
Comment oublier André Flahaut ?
André Flahaut, il est un peu comme ces petits enfants à problèmes qui font plein de conneries à l’écoles, juste pour qu’on s’occupe d’eux.
Ces enfants pas très soignés, pas très brillants qui passe leur récré à jeter des boulettes de terres mouillées contre les fenêtres et qui seraient incapable d’expliquer pourquoi.
Que ces conneries, Véronique, c’est un peu comme des appel à l’aide.
André Flahaut, lui, il y a trois jours, il est partis en Chine pour y rencontrer Wang Bang...
Mais non pas Gang Bang
Wang Bang...
Membre du bureau politique du comité centrale du Partis Communiste...
Et André Flahaut, en lui serrait chaleureusement la main à dit qu’il «attachait une grande importance à la coopération avec le Partis Communiste Chinois»….
Le Partis Communiste Chinois :
mmmm :
Entre 2005 et 2008, trente milles exécutions capitale.… Peut être un peu plus.…
Le partis communiste chinois :
mmmm
Et qui après envoi à la famille du condamné une facture de 8 euros pour «frais d’exécution» et qui vend les organes du cadavres...
mmmm
André Flahaut en Chine...
Non de Dieu Véronique, si ça c’est pas un appel à l’aide...
Vous savez avec ces enfants à problème, il paraît que ce qu’il faut faire c’est les serrer dans les bras, leur faire des petits bisous et leur dire qu’on les aime.
Allez, il ne reste plus qu’à trouver un volontaire pour s’y coller.